Mercredi 16 Septembre 2026

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Il affirme répondre à l’appel du cœur et du peuple

Belmadi : «Même si je suis encore triste, il va falloir se relever»

Comme évoqué dans notre précédente édition, le sélectionneur national, Djamel  Belmadi, a confirmé hier via une interview vidéo diffusée sur le site officiel de la FAF sa décision de poursuivre l’aventure avec la sélection nationale, avec beaucoup d’enthousiasme et de détermination, dans le but de rendre le peuple heureux et fier de sa sélection.

Dans son entretien, le coach des Verts est revenu sur le match du 29 mars face au Cameroun et cette élimination injuste et cruelle. «La date du 29 mars restera à jamais gravée dans nos têtes, joueurs, staff technique et le public, de par son scénario dramatique. On est passé par tous les sentiments par ce résultat final. On a joué 126 minutes avec l’espoir d’aller en Coupe du monde 2022 mais un arbitrage scandaleux est venu nous casser. C’était une désillusion et une grande tristesse. Tout le monde était révolté, il y avait un sentiment de colère. Jusqu’à présent, on ne peut pas dire qu’on a totalement récupéré, on est encore sous le choc, qu'il va falloir porter pendant un certain temps. Heureusement que l’être humain est fait d’oubli, c’est sûr qu’avec le temps, les choses vont rentrer dans l’ordre», a affirmé Belmadi.

«Je ne pouvais tourner le dos au peuple»

«Avant de prendre l’EN en 2018, j’étais approché pour diriger la sélection mais à cette époque, je ne me sentais pas encore prêt pour une telle mission parce que c’est une lourde responsabilité. J’ai pris le temps qu’il fallait. Une fois sollicité, j’ai dit oui car je me sentais prêt, je ne suis pas un entraîneur qui était à la recherche d’un emploi mais il fallait aller avec des certitudes, c’est comme ça que je fonctionne. L’échec contre le Cameroun m’a fait très mal, j’étais prêt à partir, malgré le fait que le contrat court jusqu’à décembre 2022. J’ai soumis à mes responsables (président de la FAF) la possibilité de mettre fin à mon contrat et partir en bons termes, ça n’a pas été accepté, il a souhaité me voir poursuivre mon aventure avec l’EN, c’était un premier élément fondamental. Le deuxième élément fondamental qui m’a encouragé à rester est la réaction du public qui a qui a souhaité me voir encore en EN, à partir de là, je ne pouvais tourner le dos au peuple algérien, malgré la tristesse et l’accablement de cette élimination injuste. Ça me donne plus de force pour redémarrer avec plus de détermination et de conviction.»

«J’avais prévu d’aller jouer à Oran»

La sélection algérienne entamera les prochaines éliminatoires de la CAN 2023 à partir du mois de juin avec un premier match face à l’Ouganda. Cette empoignade se jouera au nouveau stade d’Oran et non à Mustapha-Tchaker. Le sélectionneur national, Djamel Belmadi, a confirmé que c’est son choix. «On a passé de bons moments à Tchaker où les joueurs se sont sentis à l’aise. Maintenant, on doit passer à autre chose et pour moi, j’avais déjà programmé de jouer à Oran, surtout que c’est un nouveau stade qui répond aux normes et qui va en plus abriter les prochains JM», a-t-il indiqué. Concernant le groupe dont elle a hérité la sélection algérienne, il dira : «Il n’y a plus de petites équipes en Afrique. Bref, le niveau des joueurs africains a évolué, on va affronter l’Ouganda et la Tanzanie au mois de juin, il va falloir bien se préparer et prendre au sérieux nos deux adversaires», a souligné l’ex-entraîneur de la sélection du Qatar.

«De nouveaux joueurs vont intégrer la sélection»

Le sélectionneur national a révélé que l’effectif de l’EN va subir des changements à partir du prochain stage. «On va garder le noyau qui sera renforcé par de nouveaux joueurs dans le but de recréer une nouvelle dynamique et permettre à l’équipe nationale d’aller vers l'avant avec une nouvel état d’esprit et une nouvelle mentalité. Le plus important est que les nouveaux s’investissent pleinement comme l’ont fait les joueurs qui sont arrivés pour la première fois en sélection, avant de devenir des cadres de l’équipe», a-t-il affirmé. Concernant le défenseur Ahmed Touba, auteur du but algérien contre le Cameroun, le sélectionneur national a expliuqué : «Touba  a beaucoup progressé depuis son arrivée, je n’ai pas voulu le griller. Lorsque j’ai vu qu’il était prêt, je lui ai donné sa chance. C’est un vrai défenseur, incisif, qui a beaucoup évolué. J’attends beaucoup de lui à l’avenir.»

«Je n’ai aucun problème avec le président de la FAF»

Questionné sur ses rapports avec le président de la FAF, Charaf Eddine Amara, et tout ce qui a été dit sur sa relation avec le patron du groupe Madar, le sélectionneur national a été clair à ce sujet : «Je lui ai toujours montré mon respect, les contacts et les discussions n’ont jamais cessé, on a toujours travaillé ensemble, malgré le fait que sur le plan footballistique, il n’a pas beaucoup de connaissances dans ce domaine vaste mais sincèrement, je n’ai jamais eu de problème avec lui. J’apprécie l’homme, tout ce qui a été dit sur nos relations sont des mensonges.»

«J’ai dit à Gassama qu’il est un ‘hagar’»

Le coach des Verts est revenu sur l’arbitrage scandaleux de Bakary Gassama qu’il a traité de «hagar» après avoir privé tout un peuple de la joie de la qualification pour la prochaine Coupe de monde. Au  lendemain du match Algérie - Cameroun, il a croisé Bakary Gassama à la salle d’embarquement de l’aéroport d’Alger. «J’avoue que je n’ai pas du tout aimé voir cet arbitre assis confortablement, prenant un café et un mille-feuille. Je n’ai pas hésité à m’approcher de lui pour vider mon sac après son arbitrage vicieux face au Cameroun», raconte Belmadi, et d’ajouter : «Je l’ai croisé une nouvelle fois à l’aéroport d’Istanbul où je lui ai redit la même chose. C’est inadmissible que cet arbitre prive tout un peuple de la joie de la qualification pour le prochain Mondial. Il nous a lésés, c’est un ‘hagar’», a-t-il indiqué. Belmadi a déclaré qu'il avait «crié depuis trois ans à l'injustice de l'arbitrage en Afrique, avec des faits réels qui se sont passés lors de nos sorties en terre africaine. Nous sommes encore très loin de l'arbitrage mondial et je dirais même que nous sommes à l'âge préhistorique.»

W. D.

 

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