Jeudi, 31 Mars 2022 08:04
Prendre le temps d'établir le bilan et de tirer les enseignements de nos échecs
Laisser partir Belmadi serait une grosse erreur
Victime d'un complot, l'équipe nationale a échoué dans l'objectif qu'elle s'est fixé, à savoir la qualification au Mondial du Qatar. Certes, on pourrait dire que les camarades de Slimani ont fait preuve de naïveté dans les dernières secondes de la partie, qu'ils pouvaient ruser pour tuer le temps ou encore simuler des blessures pour faire avancer le chrono. Ils ne l'ont pas fait.
Même s'ils l'avaient fait, Gassama aurait trouvé la parade pour parvenir à ses fins, lui qui a donné tout l'air d'un missionné prêt à tout faire pour réussir. On pourra toujours disserter sur le système de jeu, le choix des joueurs, leur forme sportive, leur concentration mais cela ne nous mènera à rien quand on sait qu'en face, le referee était là pour casser l'Algérien. Pour s'en convaincre, il faudrait revenir au nombre de fois où le recours à l'assistance vidéo était nécessaire mais lui, imperturbable, a refusé d'y recourir. Le but du Cameroun entaché d'une faute sur Mandi qui, en tombant, a entraîné dans sa chute M'bolhi, les fautes sur Belaïli, dont une au moins valait un penalty ou encore le but refusé à Slimani pour une prétendue faute de main. C'est d'ailleurs pour justifier le refus de ce but que Gassama a recouru à la VAR. Et même si la faute n'était pas évidente, il ne s'est pas privé de sévir. Cet arbitre éthiopien n'a jamais porté l'Algérie dans son cœur. A chaque fois où il a été désigné pour officier un de ses matches, il s'était illustré par un arbitrage vicieux. La FAF ne devrait pas se taire car ce qui s'est passé mardi sur la pelouse du stade de Tchaker est un véritable massacre du football et un véritable travail de sape pour barrer la route du Mondial à l'Algérie. Les coulisses ont fait leur œuvre maléfique et Gassama n'était que l'exécutant d'un plan ourdi pour empêcher l'Algérie de jouer une nouvelle Coupe du monde au Qatar.
Un coach pas comme les autres
Belmadi a annoncé son intention de démissionner si jamais il venait à échouer dans son objectif. Mardi, des sources ont indiqué qu'il avait annoncé son intention de partir après avoir établi le bilan de sa mission à la tête des Verts. Maintenant, quelle sera la possibilité de choix offerte au bureau fédéral qui a échoué lui aussi dans sa mission. S’agira-t-il d'opter pour la piste d'un entraîneur local ou d'un technicien étranger ? Et il faut reconnaître qu'aucune des deux options ne semble offrir suffisamment de garanties pour égaler ou faire mieux que Belmadi qui a hissé la barre très haut par sa rigueur dans le travail, son organisation technique et logistique du staff technique, ses réalisations (un record d'invincibilité et une Coupe d'Afrique des nations). La meilleure option qui s'offre au bureau fédéral est de garder le staff technique avec à sa tête l'actuel sélectionneur national. Il est méthodique dans son travail, proche des joueurs et il offre la meilleure garantie sur le plan de la communication puisque, issu de l'émigration et maîtrisant l'arabe, il n'aura pas besoin d'intermédiaire pour faire passer son message aux joueurs. De plus, sa proximité avec les joueurs offre elle aussi un autre gage de réussite. Accepter le départ de Belmadi serait vraiment à risques pour l’avenir des Verts. Le bureau fédéral qui doit lui aussi faire son bilan pour avoir échoué à faire qualifier l'équipe nationale au Mondial du Qatar, doit tout faire pour convaincre l'actuel patron du staff technique de poursuivre sa mission avec un nouveau cahier des charges pour cette fois et de nouvelles conditions. Le laisser partir serait casser tout ce qui a été fait à ce jour, surtout quand on sait que notre championnat local est boiteux.
F. S.
Pas d’impunité pour Gassama
Ce n'est pas l'équipe nationale qui a été éliminée de la Coupe du monde mais c'est à toute l'Algérie qu'on a voulu attenter. Belmadi a indiqué dans sa conférence de presse que les arbitres ne nous respectent pas, qu'ils nous ont fait trop de mal et qu'ils nous ont souvent défavorisés par leurs décisions souvent injustes.
La prestation de Gassama devrait pousser la FAF à ne pas rester sans réaction. Elle doit défendre la cause du pays pour qu'il ne soit plus victime d'injustices. L'équipe nationale tremble quand elle évolue dans le continent. Ce n'est pas par manque de talent ou d'audace mais tout simplement de peur des errements et des coulisses qui modèlent les résultats à leur guise. Il s'agit maintenant de mener une bataille pour avoir des représentants dans toutes les structures internationales. C'est l'unique garantie devant les complots des coulisses qui nous ont fait, depuis des années, beaucoup de mal et qui ne nous ont causé que des injustices.
F. S.







