Mercredi 16 Septembre 2026

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Les Verts toujours en vie

La Côte d'Ivoire, le match à ne pas rater

En perdant face à la Guinée équatoriale, l'équipe nationale a compromis ses chances de qualification mais elle ne les a pas brûlées. Elle reste encore en vie mais à la seule condition de battre la Côte d'Ivoire, une mission largement à la portée des camarades de Mahrez, même s'ils ont le moral affecté.

Ces derniers doivent vite se remobiliser pour sortir le grand match et assurer leur présence au second tour de la compétition.

Il faut dire que, connaissant les capacités des Verts, la qualification ne relèverait pas du domaine du miracle, elle est dans leurs cordes. Face à la Guinée équatoriale, il n'y avait ni faillite tactique ni baisse de régime des joueurs. L'entraîneur a bien étudié son plan de jeu, il l'a mis en place, apporté les correctifs nécessaires en seconde période mais ça n'a pas marché. Les joueurs ont bien joué. Ils se sont créé des situations de jeu, des occasions de but mais il était écrit quelque part que la série d'invincibilité allait s'arrêter lors de leur deuxième sortie au Cameroun. L'urgent n'est pas de rechercher des boucs émissaires ou de tenter de trouver des justifications à cette défaite face à cet adversaire que nous avons fait l'erreur de voir de haut. En 1982, les Allemands, une véritable machine à gagner, avaient snobé les Algériens qui leur avaient bien rabaissé le caquet.

Nous avons encore une chance de passer au second tour et il faut savoir la saisir. Nous avons joué, lors de nos deux premiers matches, face à des équipes qui ont refusé le jeu, qui se sont cantonnées derrière et qui ont attendu le moment pour jubiler. Si les Sierra-léonais avaient longuement fêté le point du match nul, les Equato-guinéens ont réussi l'exploit de mettre un coup d'arrêt à notre belle série d'invincibilité. Face à la Côte d'Ivoire, ce sera une autre paire de manche, puisque cette formation, pour se qualifier, se doit d'ouvrir le jeu et d'attaquer, ce qui créera des espaces à Mahrez et consorts qui n'auront plus alors qu'à en profiter.

Ils n'étaient pas nuls

Face à la Guinée équatoriale, les protégés de Belmadi n'ont pas été nuls et ne sont pas passés à côté de leur sujet. Ils ont bien joué, se sont créé des occasions. Ils se sont même bien défendu car, il faut reconnaître que le but est venu sur une situation de jeu courante qui pouvait piéger n'importe quelle équipe. Il ne faut pas blâmer Atal ou un autre joueur, c'est un fait de jeu et un modèle d'organisation défensive en situation standard qui n'a pas bien fonctionné. Et ce couac est dû à l'usure physique, la pression vécue par les joueurs durant le match, eux qui ont vu tous leurs efforts de visiter la cage adverse échouer et peut-être à un manque de communication entre les joueurs pour organiser le placement. Et là, on peut dire que la sortie de Benlamri, un leader en défense, nous a été fatale sur cette situation.

Hormis cette remarque, on peut dire que l'équipe nationale n'est pas passée à côté de son sujet. Elle n'a pas été nulle. Elle a été trahie par des conditions extra-sportives qui l'ont empêchée d'être irrésistible. Quand on voit un arbitre ne pas siffler un penalty évident sur l'incursion de Belaïli et qui a fait preuve de tolérance en seconde période envers les joueurs adverses, notamment Iban qui méritait le rouge mais qui a terminé le match, se permettant le plaisir de caresser les tibias des Algériens et de jouer au déménageur, sans être inquiété.

Quand on voit l'effort des joueurs pour contrôler un ballon sur une pelouse hors service et quand on voit le taux d'humidité qui a gêné plusieurs éléments nés en Europe, on se dit qu'il fallait se mettre à la place de ces joueurs pour trouver les raisons de la défaite.

L'équipe nationale devait bien perdre un jour. Il ne faut pas oublier que sa série d'invincibilité dure depuis 2018. C'est un exploit qui n'est pas à la portée de n'importe quelle formation. Et pour cela, il faudrait remercier le staff technique et les joueurs et leur demander de rester concentrés car il y a encore une chance de les voir poursuivre l'aventure.

Une dernière carte à jouer

Face à la Côte d'Ivoire, c'est la survie de l'équipe nationale dans cette compétition qui sera en jeu. Il faudrait savoir prendre ce match par le bon bout, reprendre les bases du football qui a fait sa force et aux joueurs de se montrer plus adroits en attaque et plus solides en défense. Il faut préciser dans ce cadre que cette édition, quelle que soit l'identité de son futur récipiendaire, ne restera pas dans les annales. Elle pourrait servir de mauvais exemple à ne pas reproduire par tous ceux qui seraient tentés d’organiser une manifestation continentale. Les Algériens ont affirmé, à l'issue de leur défaite, qu'ils vont se battre jusqu'au bout. Ils nous doivent ça et nous sommes conscients qu'ils ont les moyens de renverser la vapeur et de se retrouver au second tour. Il s'agira de bien jouer, de se battre à fond sur le terrain, de croire en ses chances et de faire parler son talent. La réussite ne sera qu'au bout car Mahrez et consorts l'ont promis.

F. S.

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