Mardi, 13 Octobre 2026 14:24
USB - MCO
Biskra, la bête blessée et affamée
Il ne faut pas s'y tromper, si le MCO est malade, l'US Biskra est en état d'urgence absolue. La formation des Ziban court toujours après son tout premier succès de la saison.
Devant leur public de Zeribet El Oued, les gars des Ziban savent qu'ils affrontent un grand nom du football algérien en plein doute et ils comptent bien en profiter. Les observateurs locaux prédisent un match d'une intensité physique rare. Biskra va jeter toutes ses forces dans la bataille dès les premières minutes pour faire douter cette défense oranaise remaniée. Les camarades de Zeghba devront donc batailler ferme et faire preuve d’un mental d’acier pour résister à la furie locale et espérer ramener un résultat probant de ce long et périlleux déplacement.
L'US Biskra aborde sa confrontation face au MC Oran sous haute tension, avec obligation de l'emporter pour lancer sa saison. La direction a doublé les primes de victoire et exigé un pressing agressif d'entrée pour déstabiliser l'arrière-garde oranaise. Les Biskris se trouvent dans un contexte d'urgence absolue, occupant la 14e place du classement après une lourde défaite face au CS Constantine. Le staff technique et la direction misent sur une remobilisation psychologique et un plan d'attaque agressif pour inverser la tendance lors de cette rencontre cruciale.
H. H.
Opération rachat pour les Hamraoua
Le Mouloudia d'Oran joue bien plus qu'un simple match de championnat cet après-midi. C'est l'ambiance globale du club pour les semaines à venir qui se décide sur la pelouse de Biskra. Jeudi dernier, le coup de sifflet final au stade Ahmed-Zabana a résonné comme un coup de tonnerre. Le match nul concédé face à l’ES Sétif a laissé des traces indélébiles. Pour le Mouloudia Club d'Oran, ce semi-échec à domicile a le goût amer d'une crise qui couve. Les supporters, toujours aussi exigeants, n’ont pas caché leur frustration en quittant les tribunes, pointant du doigt un manque flagrant d'audace offensive. En interne, la tension est palpable. L'objectif initial était clair : coller aux basques des équipes de tête et jouer les premiers rôles cette saison. Au lieu de cela, l’équipe donne l’impression de faire du surplace. Ce voyage au Sud pour affronter l'US Biskra sur la pelouse du stade de Zeribet El Oued, s'apparente désormais à une véritable opération commando. Pour les camarades du gardien Zeghba, il ne s'agit plus seulement de jouer au football, mais de sauver les meubles. Un long déplacement éprouvant qui intervient au pire moment possible, alors que le doute commence insidieusement à s’immiscer dans les têtes oranaises.
Cherif El Ouazzani sur un siège éjectable ?
C’est le secret le mieux gardé d’El Bahia, mais les murs du vestiaire ont des oreilles. En coulisses, la lune de miel entre le premier responsable technique, Si Tahar Chérif El Ouazzani, et certains membres de la direction semble toucher à sa fin. Une deuxième contre-performance consécutive cet après-midi compliquerait sérieusement l’avenir du coach à la tête de la barre technique. Par contre, une victoire cet après-midi replacerait immédiatement El Ouazzani en position de force face à ses détracteurs, lui offrant un sursis bien mérité et le crédit nécessaire pour imposer ses choix.
La hantise du «syndrome de Chlef»
Le staff technique est encore traumatisé par le scénario catastrophe vécu récemment à Chlef où l'équipe s'est effondrée tactiquement. Cherif El Ouazzani a confié à ses proches collaborateurs qu’il préférait «mourir avec ses idées plutôt que de revivre une telle humiliation». Une prudence excessive qui, selon nos informations, commence à agacer certains cadres de l'équipe, désireux de pratiquer un football plus ambitieux.
L’infirmerie ne désemplit pas
Comme si la pression du résultat ne suffisait pas, le destin s'acharne sur l'arrière-garde oranaise. Le secteur défensif, qui constituait jusqu’ici la seule satisfaction et le véritable verrou imperméable de l’équipe, est en train de se fissurer... médicalement parlant. L'absence officielle de Kerroum prive le staff d'une pièce maîtresse dans l'axe, obligeant à un remodelage de fortune.
Le mystère Baouche
Le cas Baouche alimente toutes les discussions à l'hôtel de l'équipe. Officiellement annoncé «pas encore à 100% de ses moyens», des bruits de couloir murmurent qu’il y aurait un léger différend sur sa gestion physique entre le staff médical et le coach. Baouche veut jouer, mais Cherif El Ouazzani refuse de prendre le moindre risque de rechute. Sera-t-il sur le banc ou jeté dans l'arène au dernier moment ? Le suspense reste entier.
Blinder le milieu
Face à la régression inquiétante de sa ligne offensive, Cherif El Ouazzani va appliquer un principe vieux comme le monde : quand on ne peut pas marquer, on s'assure d'abord de ne pas encaisser. Ne vous attendez pas à du football champagne cet après-midi à Biskra. Le plan de jeu oranais s'annonce ultra-défensif, voire carrément frileux. Selon les dernières indiscrétions tactiques, le MCO pourrait aligner un milieu de terrain à vocation purement destructrice. Aux côtés des infatigables Embarek et Aguieb, le coach hésite à rajouter une troisième sentinelle pour cadenasser l'entrejeu.
Aoudjane et Bourdim non concernés ?
Qui dit blindage défensif dit forcément des têtes qui tombent parmi les artistes de l'équipe. Et ce choix fait déjà jaser dans l’entourage du club. Sauf retournement de situation de dernière minute, Aoudjane et Bourdim ont très peu de chances de débuter la rencontre. Bourdim, arrivé en grande pompe pour être le maître à jouer des Hamraoua, vit très mal son statut de remplaçant de luxe. En coulisses, on murmure que son manque d'implication dans les tâches défensives exaspère au plus haut point Cherif El Ouazzani. Pour Aoudjane, relégué lui aussi sur le banc pour ce match crucial, ronge son frein. Le choix d’aligner trois milieux défensifs au détriment de la créativité est perçu par beaucoup comme un aveu de faiblesse qui pourrait se retourner contre le coach si l’US Biskra parvenait à ouvrir le score rapidement.
H. H.
