Mardi, 22 Décembre 2020 06:52
ESS - Hormis Khedaïria, Karaoui, Ferhani et Djahnit
L’Entente avec un groupe qui découvre l’Afrique
Après deux saisons d’absence, l’Entente de Sétif retrouve la compétition continentale par le biais de la Coupe de la CAF. L’équipe sétifienne, version Nabil El-Kouki, entamera sa nouvelle aventure africaine avec un effectif remodelé et jeune. Pour le match aller du deuxième tour préliminaire, l’Aigle noir ne se présentera qu’avec quatre vieux routiers, à savoir Khedaïria, Karaoui, Ferhani et le capitaine Djahnit.
Le reste de la compagnie va, pour la première fois, découvrir l’ambiance, les conditions climatiques, l’environnement des stades du continent et l’arbitrage-maison d’une compétition exigeant d’importants moyens financiers et de gros outils de récupération qui font défaut à la formation phare de la capitale des Hauts Plateaux. D’ailleurs, l’équipe a été obligée d’effectuer ce voyage à «crédit», ce qui accentue les dettes du club. Pour la première manche face à Renaissance FC, prévue pour demain au stade Idriss-Mahamat-Ouya de N’djamena, à 15h, le coach ententiste a convoqué 26 joueurs. Dispensée du premier tour de la C2, l’Entente a hérité du FC Renaissance du Tchad. Un adversaire qui vient de passer le cap de la formation guinéenne du FC Kamsar. C’est au match retour que tout s’est joué avec une petite victoire des Tchadiens d’un but à zéro, après avoir réussi à imposer le nul (0-0) à l’issue de la première manche. Un adversaire qui semble a priori à la portée des Ententistes, vu la différence de niveau et également par rapport à l’expérience du club sétifien. Il faut savoir que le représentant du Tchad n’a jamais dépassé le seuil du second tour des compétitions continentales auxquels il a participé dans son histoire. C’est vrai que sur le plan local, il possède un palmarès appréciable avec 5 titres de champion du Tchad (1989, 2004, 2005, 2006 et 2007) et deux Coupes (1990 et 2015). Toutefois, sur le plan africain, il n’a pas réalisé grand-chose. Formé de joueurs locaux, le FC Renaissance est entraîné par un technicien de la maison, en l’occurrence Oumar Francis. C’est grâce à lui d’ailleurs que l’équipe a terminé la saison passée le championnat du Tchad à la troisième place, lui ouvrant la porte à une participation à la Coupe de la Confédération africaine de football, édition 2021.
El-Kouki : «Nous avons un statut à défendre»
Le coach ententiste, Nabil El-Kouki, ne semble pas inquiet avant le match, même si son équipe est loin d’emmagasiner un énorme potentiel expérience dans ce genre de confrontation. «Certes, nous avons peu d’informations sur notre adversaire. Nous savons qu’il n’a pas réalisé de grands résultats dans les différentes compétitions africaines par le passé, mais cela reste un détail. Je pense sincèrement que la qualification ne peut échapper à l’ESS, et ce, pour plusieurs facteurs. Il y a d’abord le statut du club sétifien dans les épreuves continentales, même si la majorité des joueurs découvrent le continent. Sur le papier également, je pense qu’on part largement favoris», a déclaré Nabil El-Kouki. Ce dernier a affirmé que le fait de jouer la première manche à l’extérieur pourrait s’avérer favorable. «Le premier match se jouera à N’djamena, ce qui va constituer un bon atout pour les coéquipiers de Karaoui. Je pense que l’ESS a des chances d’aller loin dans cette compétition. C’est vrai que le chemin est encore long et difficile, mais cela nous n’empêche pas d’avoir un groupe capable de réaliser des bonnes performances dans cette Coupe de la CAF», a affirmé le premier responsable de la barre technique de l’Entente.
Malheureux finaliste en 2009
Il est utile de rappeler que l’équipe chère au défunt Mokhtar Aribi a participé à quatre reprises à la Coupe de la CAF par le passé. La meilleure performance des Noir et Blanc a été réalisée en 2009. Le onze sétifien était dirigé alors par le coach Ali Mechiche et il avait atteint la finale, malheureusement perdue aux tirs au but face au Stade Malien. A l’aller, l’Entente avait gagné 2 buts à 0, grâce à un doublé de Ziaya, mais au retour, à Bamako, l’équipe s’était inclinée sur le même score et ses joueurs n’ont pas été adroits dans la séance des tirs au but, perdue 3-2.
W. D.
