Mercredi, 30 Mars 2022 07:12
Merci les Verts, vous nous avez fait rêver
Tout faire pour repartir du bon pied
L'Algérie méritait sa qualification mais la loi du football est implacable et parfois cruelle. On était à un cheveu du Qatar 2022, mais le football n'étant pas une science exacte, les camarades de Slimani ont raté la dernière marche.
Il ne faut pas se lamenter sur le sort des Verts, mais il faut reconnaître que la chance ne leur a pas souri. Il fallait un vainqueur et un vaincu et les dieux du football n'ont pas choisi l'Algérie. C'est dur de voir une génération de joueurs pétris de qualité ne pas participer à une Coupe du monde. C'est dur de voir des mois de travail et de sacrifices partir en fumée. Il ne faut pas accabler les joueurs ou le staff technique. Il faut prendre tout son temps pour faire le constat, identifier ce qui n'a pas marché et prendre les bonnes décisions pour un nouveau départ. L'équipe nationale n'a pas failli mais peut-être que la marche était trop haute. C'est la dure loi des qualifications car aussi bien l'Algérie que le Cameroun méritaient de figurer parmi les animateurs de la prochaine Coupe du monde. Maintenant, il s'agira de se remettre au travail pour se relever et relever de nouveaux défis. Ceux qui ont été derrière les Verts, les supporters sincères que sont les millions d'Algériens, ont certes un goût d'amertume quelque part, mais ceux-là ne tiendront pas rigueur à Mahrez et ses coéquipiers. Ils seront, comme ils l'ont toujours été, à leurs côtés quand résonnera Kassaman pour le prochain match et le prochain rendez-vous. Merci les Verts, vous nous avez fait rêver, même si le rêve est inachevé.
Un coup de massue sur la tête
L'équipe nationale n'ira pas au Qatar. C'est toute une génération de footballeurs qui sera privée de Mondial. L'entame du match des Algériens laissait présager une emprise sur le match, mais au fil des minutes et les nombreux ratages devant les buts, les Camerounais ont repris confiance. Le but inscrit fut un véritable "coup de boule" qui a sonné les protégés de Slimani qui ont commencé à perdre leur maîtrise technique et surtout leur concentration. Depuis cette réalisation, contre le cours du jeu, et malgré une nette domination dans le jeu, les Algériens n'ont pas retrouvé leur équilibre et ont commencé à donner l'impression de faire n'importe quoi sur le terrain. Certes, il faut reconnaître que les Algériens ont été déconcentrés par l'arbitrage de Gassama, mais au lieu de se montrer forts sur le plan mental, ils ont perdu même leur organisation tactique sur le terrain, ce qui a permis aux Camerounais de prendre l'ascendant et de se montrer dangereux au retour des vestiaires. Ils ont même failli inscrire un deuxième but, n'était le brio de M'Bolhi qui a sauvé par deux fois devant une défense déstabilisée et spectatrice.
Les larmes de Belmadi
Le coach national Belmadi qui s'était fixé comme objectif une participation au Mondial de 2022, a échoué. Mais ce qu'il faut lui reconnaître, à l'occasion de son passage à la tête des Verts, est la rigueur qu'il a insufflée à la gestion de l'équipe nationale. L'origine de l'élimination remonte à l'échec lors de la dernière CAN. Belmadi n'a pas tiré les bons enseignements de cet échec. Il a travaillé et celui qui travaille peut commettre des erreurs. La faute qu'on pourrait lui imputer est son entêtement à garder sur le terrain des joueurs usés sur le plan physique et qui n'ont rien apporté au jeu. Les larmes de douleurs versées par le coach à la fin du match traduisent largement la douleur ressentie par tout un peuple. L'échec n'est pas uniquement celui des joueurs ou du staff technique mais aussi de la fédération qui n'a pas su protéger l'équipe nationale du jeu de coulisses. Maintenant, il faut tirer les enseignements de cet échec et reconstruire la sélection nationale, en tenant compte du principe que l'honneur de porter le maillot national revient au plus méritant.
Un gangster nommé Gassama
L'arbitre du match, Gassama, est passé maître dans l'art de jouer avec les nerfs des Algériens. Aussi bien les joueurs que les supporters ont constaté que l'arbitre était en mission commandée. Il se devait de barrer la route du Mondial à l'Algérie et il l'a réalisé de la plus vile des façons. On se disait bien que sa désignation pour diriger cette rencontre n'était pas innocente et que quelque chose se préparait contre l'Algérie. On avait cru naïvement que l'assistance vidéo allait le pousser à faire preuve d'équité. Mais lui, en véritable gangster, il a servi avec la manière la plus éhontée le plan de ceux qui voulaient priver l'Algérie d'une cinquième participation à une phase finale de Coupe du monde. Il nous a refusé des penalties, il nous a refusé des buts, il a usé d'un arbitrage vicieux qui a déconcentré les Algériens et les a sortis du match. L'arbitrage africain a prouvé une nouvelle fois qu'il reste otage de l'argent sale, de cercles occultes et du jeu malsain des coulisses. La CAF nous a toujours habitués à des coups fourrés, mais celui du sieur Gassama a dépassé toutes les bornes. Honte à ceux qui l'ont désigné et honte à lui, la machine à ternir l'image du football
Les 27 équipes déjà qualifiées
27 des 32 tickets pour le prochain Mondial au Qatar (21 novembre - 18 décembre 2022) ont trouvé preneurs après les barrages de mardi :
. Zone Afrique : Cameroun, Ghana, Maroc, Sénégal, Tunisie
. Zone Amérique du Sud : Brésil, Argentine, Equateur, Uruguay
. Zone Amérique du Nord et centrale : Canada
. Zone Asie : Qatar (pays hôte), Iran, Corée du Sud, Japon, Arabie saoudite
. Zone Europe : Danemark, Allemagne, France, Belgique, Croatie, Espagne, Serbie, Angleterre, Suisse, Pays-Bas, Portugal, Pologne
