Dimanche, 16 Janvier 2022 07:17
CAN 2021 - Il se lâche sur certains aspects relatifs à la compétition
Belmadi : «Il n’y a plus de petites équipes»
Djamel Belmadi, comme à son habitude, affirme que son équipe foulera la pelouse du stade Japoma avec l’ambition de gagner. Pour lui, peu importe l’identité de l’adversaire puisqu’il exige de ses joueurs de faire le maximum pour gagner tous les matches.
«Notre état d’esprit est positif. Nous sommes déterminés à réaliser un succès à l’occasion de ce deuxième match. La rencontre s’annonce, peut-être, plus difficile que la première, mais notre objectif ne va pas changer, puisque nous jouerons pour l’emporter», a-t-il indiqué. A propos de l’adversaire, Belmadi affirme qu’il «n’y a pas eu de grosses surprises concernant la Guinée équatoriale. Nous avons visionné toute sa campagne de qualification. Elle a posé énormément de soucis à la Tunisie. Nous allons affronter une équipe dans le même état d’esprit que la Sierra Leone, mais qui joue un autre football. La Guinée équatoriale est un pays hispanique. Son équipe possède beaucoup de joueurs nés en Espagne et qui jouent là-bas. Cela a une influence sur leur style de jeu», et d’enchaîner : «Nous avons instauré l’esprit de la gagne et les joueurs l’ont bien compris. Nous pourrons développer encore plus notre jeu. J’aurais aimé affronter la Gambie. Ce n’est pas parce que nous n’avons pas gagné que nous n’étions pas bons. Il y a un adversaire en face et il n’y a plus de petites équipes. Les écarts se sont réduits. Un match nul peut perturber si nous n’avions pas eu des occasions. Si vous regardez nos statistiques techniques offensives, on a quasiment les meilleures. Ceci dit, nous n’avons pas concrétisé tout cela. Une équipe qui attaque dépense plus d’énergie que celle qui défend. Les joueurs faisaient des courses à haute intensité. Nous avons fini le match avec Bendebka, qui n’est pas vraiment une sentinelle, et avec uniquement des joueurs offensifs. Nous voulions gagner face à la Sierra Leone, quitte à prendre des risques. C’est ma vision du football. Au final, la victoire nous a échappé.» «Nous avons toujours la pression et j’aime ça. Ce n’est pas parce que nous avons concédé un nul que nous avons plus de pression. Nous l’avions depuis le début, c’est moi qui leur ai volontairement mis cette pression. Vous connaissez notre objectif. Nous sommes confiants et ce n’est pas un match nul qui va changer la donne. En tout cas, il n’y a absolument pas de manque de confiance. Nous avons l’envie de rectifier nos erreurs. Contre le Burkina, j’ai vu des visages mécontents malgré la qualification, comme contre la Sierra Leone. Je ne peux pas garantir la victoire demain, mais il y aura une grosse détermination», a-t-il souligné. A la fin, Belmadi assure que le match ne sera pas facile. «Avant toute chose, nous devons être plus tueurs. Je l’ai rappelé aux joueurs», a-t-il conclu.
«On ne sous-estime aucun adversaire»
Belmadi refuse de sous-estimer un adversaire. Pour lui, toutes les rencontres seront difficiles car le niveau des équipes africaines ne cesse de progresser. «En 2019 déjà, le niveau était élevé. Les équipes s’améliorent chaque année et il y a de plus en plus de joueurs évoluant en Europe qui rejoignent leurs sélections. Cela relève le niveau», a-t-il souligné. «Nous avons vu le gardien de la Sierra Leone pleurer après le match. Ce sont de belles scènes de football et nous ne pouvons que respecter cela», a-t-il ajouté.
«Ce n’est pas normal que le Sénégal joue deux fois à 14h»
Le coach des Verts n’a pas omis de souligner les problèmes rencontrés par les cadors du continent lors de la première journée de la CAN. «Toutes les grosses équipes ont souffert. Nous avons vu le Sénégal concéder un match nul contre la Guinée. La Guinée est une bonne équipe, mais le Sénégal est archi-favori de cette compétition. Je ne m’occupe pas de la programmation, mais les matches à 14h sont évidemment préjudiciables d’un point de vue de dépense d’énergie. Cela rend les choses difficiles, c’est un fait. Le Sénégal a joué deux fois à 14h, d’autres équipes non. Je comprends Sadio Mané quand il défend la sélection de son pays. Il est anormal que des équipes jouent deux fois à 14h, alors que d'autres ne jouent que le soir. Je trouve cela complètement illogique, et je ne trouve pas d'explication à cela. Je ne suis pas ici pour critiquer, peut-être qu'il y a des choses que le comité d'organisation sait, et il a ses raisons. Ceci dit, je peux donner mon avis. Ce n'est pas bon, même pour les joueurs. Ils ne peuvent pas réaliser de beaux matchs. J'ai le droit d'exprimer mon opinion du fait que je suis entraîneur et responsable d'une équipe nationale», a-t-il indiqué.
W. D.
