Modifier la taille du texte :

Les Verts ont souffert pendant une heure face au Niger

Peut-on demander plus sur une pelouse pareille ?

La sélection nationale a réussi l’essentiel en s’imposant (6-1) devant le Niger. Certes, la victoire était très large, mais force est de reconnaître que les Verts avaient énormément souffert devant un adversaire qui leur a tenu la dragée haute pendant une heure de jeu. Beaucoup de spécialistes ont fait la fine bouche devant la prestation des camarades de Mahrez durant la première partie du match, mais malgré la difficulté, ils menaient au score 3 buts à 1.

Ils ont eu cette équipe nigérienne à l’usure, puisqu’après le troisième but, les hommes de Belmadi avaient fait presque cavalier seul. Mais peut-on demander plus à une équipe technique sur une pelouse pareille ? Les joueurs algériens protestaient souvent contre la qualité des pelouses dans le continent africain, mais celle du stade Mustapha-Tchaker n’a rien à envier à la brousse dans les différents pays africains. C’était une pelouse injouable et ce sont les acteurs de la rencontre qui le disent cette fois. Voulant éviter la polémique, comme c’était le cas lors du précédent match face à Djibouti, Belmadi s’est contenté de dire : «On sait que les conditions climatiques sont compliquées. Je ne vais pas parler du terrain, c’est un autre sujet», a-t-il déclaré. Mais ce sont les cadres de l’équipe qui ont pris le relais cette fois-ci en regrettant l’état lamentable de la pelouse. Ainsi, Slimani a affirmé que ses camarades n’ont pas pu développer leur véritable jeu. «En première mi-temps, la pelouse était dans un piteux état, c’était ça le plus gros problème. C’est grave qu’un pays comme l’Algérie joue sur un terrain pareil», a-t-il assuré, avant de voir son capitaine confirmer la donne. «Il faut savoir que le terrain est très abîmé. Il est presque injouable. Il y a du sable, je ne comprends pas comment un pays comme nous puisse avoir un terrain de la sorte», a regretté Mahrez. Nous avons vu comment des joueurs techniques, comme Mahrez (dans le troisième but où il avait raté sa reprise poussant l’adversaire à marquer contre son camp) ou encore Atal, qui n’arrivait pas à réussir ses accélérations. Malgré cette adversité, les joueurs algériens sont tout de même parvenus à s’imposer. Ce sont les grandes équipes qui réussissent à s’en sortir, même dans les pires moments et les pires situations. Les Verts l’ont prouvé vendredi à Tchaker, ils auront à le faire mardi prochain à Niamey, dans d’autres conditions encore plus compliquées.

Belmadi : «Mardi, il y aura un adversaire qui voudra prendre sa revanche»

Le sélectionneur national, Djamel Belmadi, était dans tous ses états durant une bonne période du match face au Niger. Il se projette déjà sur la rencontre de mardi à Niamey où il s’attend à un match plus compliqué. «Nous n’avons pas été surpris de ce que cette équipe du Niger était capable de proposer. Elle a les capacités à poser des soucis et c'est ce qu'elle nous a fait. Nous sommes maintenant avertis avant notre déplacement à Niamey. Les conditions ne seront pas les mêmes. Elles seront plus dures, notamment sur le plan climatique. Mardi, il y aura un adversaire qui aura envie de prendre sa revanche. Je ne pense pas qu’ils pourront se qualifier donc ça sera une question d’orgueil», a mis en garde le coach des Verts. Belmadi a indiqué que les coups de pied arrêtés sont des faits de jeu sur lesquels il faut être bon. «On ne va pas s’en priver. On continue de progresser et on s’améliore dans tous les secteurs du jeu», s’est-il exclamé à propos des deux buts de Mahrez. Concernant les performances individuelles des joueurs, Belmadi se dit content de voir Benrahma enfin décisif en EN. «Tout le monde est en concurrence, il y a beaucoup de calculs à faire. J’ai laissé Benrahma s’exprimer sur tout un match. J’ai vu plein de bonnes choses. Il lui manque des buts et des gestes décisifs. Il est dans la continuité, il se bat et est disponible», a-t-il fait savoir.

Amoura a déjà convaincu le coach

Pour sa première en sélection avec l’équipe A, le jeune attaquant Mohamed El-Amine Amoura a mis tout le monde d’accord, notamment l’exigeant coach Belmadi. Au sujet du joueur, qui a pris part à seulement un quart d’heure de jeu (rentré à la 78e minute à la place de Mahrez), Belmadi n’a pas caché son admiration. «Amoura nous a montré de belles choses à l’entraînement. Il a beaucoup d’envie et de dynamisme. Ça me semble être un joueur serein qui a beaucoup d’ambitions. On va sûrement compter sur lui dans l’avenir», a-t-il souligné. Ayant déjà une expérience en Afrique avec son ancien club, l’ES Sétif, Amoura pourrait même être d’une grande utilité pour l’équipe lors du prochain match.

Slimani affole les compteurs

Islam Slimani est le meilleur buteur de la sélection algérienne depuis le 8 octobre 2021. Il a dépassé Abdelhafid Tasfaout lorsqu’il avait marqué le 5e puis le 6e but de l’équipe nationale lors de la victoire face au Niger (6-1) pour le compte de la 3e journée des éliminatoires de la Coupe du monde Qatar 2022. Mais ce n’est pas tout car Slimani a fait mieux que Tasfaout en matière de chiffres. Il a réussi à inscrire 37 buts en 75 sélections et durant une période de 116 mois, du 25 février 2012 au 8 octobre 2021, soit en moins de 10 ans. En revanche, Tasfaout a mis 134 mois, du 11 décembre 1990 au 28 janvier 2002, soit 12 ans, pour marquer 36 buts en 86 sélections. La performance de Slimani est appelée à être encore battue et surtout elle risque de durer dans le temps. Le sélectionneur national ne s’est pas privé de louer la performance d’Islam, auteur d'un doublé en 10 minutes, devenu le meilleur buteur de l'histoire de l'équipe nationale. «On va appeler Slimani ‘l’incompris’. Même moi je ne le comprends pas. Il est tellement généreux et combatif et il a marqué partout où il est passé. On se rendra compte trop tard de sa valeur», a indiqué Belmadi.

Delort est-il en train de regretter sa décision ?

L’affaire "Andy Delort" continue à faire le sujet principal de certaines rédaction, non pas en Algérie seulement, mais même en France. Depuis l’annonce de Belmadi, le désormais ex-international algérien reçoit une pluie d’avis négatifs. Jean-Michel Larqué, ancien footballeur et journaliste, ne s’est pas privé de se déchaîner sur le nouvel attaquant de l’OGC Nice. «Je pense qu'Andy Delort peut faire les deux, le club et la sélection. Je n'arrive pas à comprendre parce que pendant la trêve internationale, Dolberg sera en sélection, Gouiri aussi. Je ne vois pas pourquoi mettre en avant l'un ou l'autre. Tu as la chance d'être demandé sur deux challenges hyper intéressants dans une carrière qui est très courte. Vas-y. Le jour où tes jambes ne peuvent plus te porter, je veux bien, tu peux t'économiser. Mais ce n'est pas ce qu'il dit, ce n'est pas une raison physique. Parce qu'il est remplaçant ? C'est le Ruffier de la sélection algérienne, voilà», a indiqué l'ancienne gloire de l’AS Saint-Etienne. Andy Delort, qui ne devrait plus jamais porter le maillot de l'équipe d'Algérie, est sûrement déjà en train de regretter son choix.

W. D.

Imprimer