Mercredi 16 Octobre 2019

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Fawzi Chaouchi à Derby

«Les frasques, c'est fini !»

Alors que tout le monde pensait qu'il allait quitter le championnat algérien durant cette intersaison, notamment pour suivre le conseil du sélectionneur national, Vahid Halilhodzic, le très controversé gardien de but, Fawzi Chaouchi, a fini par rempiler pour deux autres saisons au Mouloudia d'Alger, un club avec lequel il est déterminé de réaliser une très grande saison, et pourquoi pas, gagner un titre, comme il le promet dans cet entretien qu'il nous a accordé quelques instants après avoir mis un terme au suspense en prolongeant son bail avec les Vert et Rouge de la capitale, avant de se rendre avec ses coéquipiers en Pologne pour effectuer leur stage estival.

C'est aussi une grande détermination qu'on a noté chez le natif de Bordj Menaïel pour retrouver sa place en Equipe nationale. Justement, en évoquant le sujet des Verts, le numéro 1 du Mouloudia ne cache pas son désarroi vis-à-vis de ceux qu'il qualifie de ses "détracteurs" qui ne cessent de distiller les rumeurs à son propos, pour le paraphraser. Révolté qu'il est par tout ce qu'il a vécu à chaque fois qu'il en sélection, il reconnaît que parfois l'idée de tout lâcher lui traverse l'esprit, au point de songer carrément à la retraite anticipée. Mais comme il est un gagneur, il reprend à chaque fois du poil de la bête pour revenir en force, réussissant souvent à s'en sortir de situations des plus délicates. C'est parce qu'il est, selon ses dires, quelqu'un qui ne baisse pas les bras. C'est à croire que Chaouchi va nous réserver d'autres surprises la saison prochaine, mais que de belles cette fois-ci. En tout cas, c'est lui-même qui le promet. Attendons donc pour voir.  

On vous a annoncé partant du MCA, mais à l'arrivée, vous êtes parmi les premiers joueurs de la saison passée à rempiler. Comment avez-vous été convaincu de poursuivre l'aventure au Mouloudia alors que tout le monde connaît la conjoncture difficile que traverse le club ?

C'est simple. J'ai eu quelques minutes de discussion avec Omar Ghrib, et elles ont suffi pour que je paraphe un nouveau contrat de deux ans avec le MCA, un club qui, il faut le dire, j'aime depuis mon enfance, même si le destin a voulu que je ne le rejoigne que lors de la saison dernière. Cela dit, quand vous évoquez la conjoncture difficile que traverse le Doyen, je reconnais effectivement que cette donne m'aurait démotivé pour remplier, mais ça n'a pas été le cas pour la simple raison que dans ma tête, je n'étais pas prêt à signer pour un club autre que le MCA en Algérie. C'est une sorte de pacte moral que j'avais conclu avec Ghrib et surtout les supporters du Mouloudia qui m'ont vite adopté dès les premiers jours de mon arrivée dans leur équipe. Rien que pour eux, je me suis engagé à rester si je ne décrochais pas un contrat professionnel en Europe.
 
Justement, tout le monde s'attendait à vous voir dès l'exercice à venir en Turquie, d'autant plus que vous aviez fait le déplacement à Istanbul pour négocier avec les clubs qui ont sollicité vos services. Que s'est-il passé au juste ?

Moi aussi je me voyais signataire en Turquie. Mais sur place, la réalité était différente de celle qu'ont voulu me faire croire certains managers. Alors que dans ma tête je m'étais rendu à Istanbul pour finaliser avec un club bien précis, je me suis retrouvé ballotté entre des agents de joueurs qui n'avaient pour intention que de m'arnaquer. A l'arrivée, toutes les propositions qui me sont parvenues n'étaient guère intéressantes, ni sur le plan financier ni sur le volet sportif. Figurez-vous, que je me suis rendu compte qu'en restant en Algérie, je percevrais nettement mieux de ce que l'on m'a proposé.
 
Vous ne regrettez pas donc de n'être pas resté en Turquie ?

Non pas du tout. Au contraire, Dieu merci j'ai échappé à l'arnaque.
 
L'entraîneur national Vahid Halilhodzic serait sûrement le premier à regretter votre échec à embrasser une carrière professionnelle en Europe, puisqu'il avait émis le vœu dernièrement de vous voir partir d'Algérie, estimant qu'il s'agit d'une nécessité pour vous si vous vouliez réussir votre carrière...

Je suis très reconnaissant envers le sélectionneur national qui s'inquiète de cette manière pour moi. C'est aussi une marque de reconnaissance de sa part qui me stimulera davantage pour être toujours au top. Sachez d'ailleurs, que si j'étais tenté par une expérience du côté de la Turquie, c'est en partie parce que j'ai bien suivi son conseil. Mais le destin en a voulu autrement, et je ne pouvais pas jouer en Turquie, juste pour le plaisir d'avoir le statut de professionnel en Europe. J'étais certes très emballé par l'idée de jouer là-bas, mais pas à n'importe quel prix.
 
En parlant de prix, on suppose que le MCA vous a très bien coté cette fois-ci encore, en dépit de ses graves problèmes financiers, d'où votre décision de rempiler…

Certes, je n'ai pas à me plaindre de l'offre financière que m'a faite Ghrib, mais croyez-moi, si j'avais accordé à l'argent le plus grand intérêt dans la réalisation de cette transaction, j'aurais plus tôt choisi d'opter pour d'autres clubs, dont les offres financières étaient bien meilleures que celle du Doyen.
 
A quel club faites-vous allusion ?

Je peux citer, comme exemple, le CSC.  Je profite d'ailleurs de l'occasion pour remercier les dirigeants de ce club de la confiance qu'ils m'ont faite. Il n'y a pas du reste que le CSC qui me voulait, puisque d'autres formations, à l'image de mes deux anciennes équipes, la JSK et l'ESS, voulaient elles aussi me récupérer, sans oublier l'USMA.
 

On suppose qu'en préférant rester au MCA, votre popularité chez ses supporters va augmenter puisque vous avez refusé toutes ces offres pour rempiler dans un club pourtant miné de toute part…

Au risque de me répéter, c'est un engagement que j'avais pris avec les supporters mouloudéens et Ghrib pour rester au Mouloudia si je ne part pas à l'étranger. Il faut que tout le monde sache que je suis un homme de parole, et en prolongeant mon contrat avec mon club, je l'ai prouvé encore pour certains gens parmi mes détracteurs, qui s'amusent tout le temps à tout faire pour me nuire et me porter préjudice.

Mais n'avez-vous pas peur que les choses se dégradent davantage dans ce club qui est en train de passer l'une des plus graves crises de son histoire ?

Je suis conscient de tout ce qui se passe au MCA. Je passe régulièrement par les fiefs du club, et je suis au courant de toutes ces batailles autour des commandes du Mouloudia. Je sais aussi que nos supporters ont en ras le bal, et malgré cela, j'ai pris le risque de rempiler pour tenir à ma parole. C'est le cas de le dire aussi pour mes autres coéquipiers qui ont consenti à prolonger leurs contrats, tout en étant conscients du risque de passer une saison perturbée. Et si nous l'avons fait, c'est surtout par amour à ce club et ses fidèles supporters, à qui nous souhaitons rendre le sourire dès la saison prochaine. Mais pour ce faire, on a besoin de leur aide et assistance. Personnellement, j'aimerai bien qu'ils croient en nous les joueurs. Je ne vous cache pas que j'étais déçu en apprenant que certaines nouvelles recrues qui nous ont rejoints cet été ont fait l'objet de menaces de la part de certains fans. Que tout le monde sache que nous les joueurs, nous avons signé pour le MCA, pas pour X ou Y. Et puis, à ma connaissance, Ghrib, dont les gens sont en train de réclamer le départ, ne cesse d'appeler ceux qui sont capables de ramener de l'argent de venir pour lui succéder. C'est une preuve qu'il ne s'accroche pas à son fauteuil. Et en attendant que quelqu'un se présente pour racheter le club, il fallait quand même aux dirigeants en place assumer leurs responsabilités, et ma foi, c'est ce qu'a fait Ghrib. Il ne pouvait pas tout de même laisser le MCA exposé à un avenir incertain.
 
En vous entendant parler de la sorte, on l'impression que vous plaidez la cause de Ghrib…

Ecoutez, et au risque de le répéter aussi, je ne plaide ni la cause de Ghrib ni celle de quelqu'un d'autre. Même les supporters sont censés agir de la même manière dans l'intérêt du club. Mettons donc la main dans la main pour remettre le club à la place qui lui sied. Personnellement, si j'ai accepté de rempiler, c'est pour gagner des titres avec le Mouloudia, et pourquoi pas dès la saison prochaine. Tout le monde me connaît d'ailleurs, je suis un de gagneur. Et pour tout vous dire, je n'ai toujours pas digéré la manière avec laquelle on était sorti bredouilles de l'exercice dernier.
 
Est-ce à dire que vous ambitionniez de gagner un titre, alors que vous aviez fait une phase aller très timide ?

Oui, sans prétention aucune, je dirai qu'on avait les possibilités de remporter un titre. Vous vous souvenez que nous étions bien revenus dans la course au titre vers la fin de la première manche du championnat, mais les nombreux points perdus à Bologhine au début de la phase retour nous ont joué un mauvais tour. Je suis persuadé que sans cela, on aurait pu aspirer à jouer le titre, ou dans le pire des cas, une place sur le podium. Même en Coupe d'Algérie, nous avons joué de malchance, en se faisant bêtement éliminer à Tlemcen, un match qui m'est resté en travers de la gorge, d'autant plus que ce jour-là, j'ai dû déclarer forfait à quelques heures de la partie, pour les raisons que tout le monde connaît.
 
Sur le plan personnel, vous ne vous étiez pas suffisamment illustré, notamment lors de la première période de la saison…

Oui, je reconnais que je n'avais pas rempli mon rôle convenablement lors de la phase aller, durant laquelle j'étais poursuivi par la guigne des blessures. Il y avait aussi cette suspension de dix matches, puis réduite à 5 et qui m'a vraiment porté un coup dur au moral.
 
Justement, en évoquant cet incident, ils étaient nombreux à dire que Chaouchi est incorrigible. Cela vous a sûrement trop affecté…

Et comment ne pas l'être, en se rendant compte que certains vous attendent toujours au tournant. Ce jour-là, n'importe quelle autre personne à ma place aurait pété les plombs. Pour votre information, le joueur de la JSMB a insulté ma mère alors qu'elle était souffrante. Je n'ai pas accepté ça. Qui l'accepterait d'ailleurs ? Il était vraiment allé trop loin. N'importe qui à ma place aurait réagi de la sorte. Mais, je suis une cible facile. On m'a toujours collé cette étiquette de voyou. Je suis peut être émotif, impulsif, mais je ne suis pas un voyou. Je réagi certes mal à certaines choses, mais sans plus. Je ne cogne pas sur le premier venu. Je suis respectueux des autres. Je ne demande qu'à être respecté, c'est tout.
 
On vous sent révolté…

Je suis dégoûté. A force de subir toutes ces attaques, on fini par tout détester. Je craque...
 
Au point d'arrêter le football ?

Cela cogite un peu plus. A force de vivre ces déceptions, ça vous traverse l'esprit à un moment ou un autre. Le football, c'est tout ce que j'ai…Arrêter ? Je ne m'y vois pas ailleurs. Mais c'est vrai qu'à la longue, on m'a fait détester le football.
 
Malgré cela, vous avez réussi à revenir en force lors de la deuxième partie de la saison, en vous offrant même le luxe de gagner de nouveau une place en Equipe nationale. Franchement, vous attendiez-vous à être rappelé ?

Ce serait vous mentir de dire le contraire. Il est vrai que dans un petit coin de ma tête, je n'y ai jamais renoncé. Je me disais qu'il y a toujours une petite place pour moi, pour peu que je sois bon. C'est ce qui m'a poussé à ne pas baisser les bras. Je dois reconnaître aussi que ça n'a pas été facile pour moi, dans la mesure où il y a de très bons gardiens en sélection. Il y a une hiérarchie qui s'est établie, par conséquent, il a fallut être très costaud pour la bousculer. J'aime ce genre de challenge. Ça m'excite. Je l'ai dit, je ne baisse pas les bras.

Mais votre retour n'a été qu'éphémère, en ce sens que vous êtes de nouveau été mis sur le carreau pour les derniers matches des Vert. L'on avait même dit des choses pas bonnes de vous lors du stage de Bouchaoui…

Oui, je sais que mes détracteurs se sont empressés de me mettre les bâtons dans les roues, en racontant n'importe quoi à mon sujet. Il a fallu d'ailleurs que je quitte le stage pour blessure, pour que des malintentionnés se mettent de nouveau à distiller des rumeurs non fondées à mon propos, en inventant notamment cette histoire d'accrochage avec Benlamri, alors que rien de cela n'est vrai. Je laisse ces gens-là à leur conscience. Je leur dis aussi que je m'en remets à Dieu.
 
Toujours à propos de l'Equipe nationale, êtes-vous optimiste quant
à un nouveau retour ?

Moi je suis toujours à la disposition de l'entraîneur national. La sélection algérienne est quelque chose de sacré pour moi. Les couleurs nationales coulent dans mes vaines. C'est vous dire que si Halilhodzic décide de me faire appel, je répondrai présent. Au risque de me répéter, je suis quelqu'un qui ne baisse pas les bras.
 
Il vous faudra toutefois mettre un terme, une fois pour toutes, aux frasques. C'est du moins ce que pensent les observateurs…

Ce sont des clichés. J'ai toujours eu l'impression qu'on en fait un peu plus lorsqu'il s'agit de moi. J'ai appris avec le temps à en faire fi. Je ne veux plus qu'on ne retienne que ça de moi. J'ai mûri. Je pense qu'après toutes ces expériences, on finit par se remettre en cause. Non, c'est fini !
 
A la direction du MCA, l'on songe à vous confier le statut de deuxième capitaine d'équipe après le départ de Koudri vers l'USMA. Cela devrait vous aider à faire preuve de plus de retenue à l'avenir. N'est-ce pas ?

C'est une responsabilité. J'aime ça. J'aime être capitaine. Au-delà du prestige que cela procure, je pense que cela m'inspire plus de confiance.
Ce n'est pas que je sois mis plus en avant, mais disons que cela me responsabilise davantage.
 
On suppose que vous êtes avide de revivre les moments historiques que vous aviez vécu à Oum Dourman face à l'Egypte, soit le match historique qui vous a révéler au grand public…

Evidemment. Croyez-moi, on avait un groupe unique en son genre. Il est très difficile de le refaire.
L'Equipe nationale était une véritable famille. Unis, nous étions décidés à remporter la victoire. Nous les Algériens, quand on nous blesse, on ne revient pas en arrière, on se surpasse. Saifi, Raho et Zaoui sont des phénomènes qui vous font oublier toutes les mésaventures. D'ailleurs, on a eu du mal à se séparer après la réception du président de la République. Karim Ziani est un gentleman, c'est le maître.
 
Pourtant, ce n'est pas l'avis d'Halilhodzic qui a décidé de se passer de ses services…

Je ne peux m'immiscer dans les affaires de l'entraîneur national qui est le maître à bord et à qui revient également le dernier mot dans le choix des joueurs, mais je reste persuadé que la non-convocation de Ziani n'enlèvera rien à son mérite, et personne ne pourra oublier les grands services qu'il a rendus à l'Equipe nationale. C'est quelqu'un qui aime vraiment son pays.
 
Une anecdote pour les supporters des Verts ?

Lors de notre dernière séance d'entraînement avant d'affronter l'Egypte à Om Dourman, le stade était archicomble, ce qui a contraint les responsables à fermer les portes. Malgré cela, un jeune algérien à trouvé le moyen d'y pénétrer, et de quelle manière ! Lui ayant demandé comment il a réussi à le faire, il me répondit : par une fenêtre. Sacrés supporters algériens !
 
Pour conclure ?

Je suis fier d'être Algérien et d'avoir participé avec l'équipe de mon pays au Mondial. J'ai chanté ''Min Djibalina'' avec mes coéquipiers dans les vestiaires du stade d'Oum Dourman. Je veux aussi lancer un message pour les supporters du MCA pour leur demander de nous soutenir, notamment dans ces moments difficiles que traverse le club. Nous les joueurs, on a préféré rester au Mouloudia uniquement pour les couleurs et pour eux. On n'a pas à s'interférer dans les problèmes des dirigeants. Je souhaite que nos fans comprennent ça, et nous aident à réaliser une grande saison, car on est tous déterminé à remporter au moins un titre la saison prochaine.      

R. L.

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8e sacre pour l'USMA, le MOB, l'OM ele DRBT rérogradent

La 30e et dernière journée de Ligue 1 Mobilis, disputée dimanche soir, a rendu son verdict final concernant l'issue de la saison 2018-2019, avec le sacre de l'USM Alger, championne d'Algérie pour la huitième fois de son histoire et la relégation en Ligue 2 du MO Béjaïa, de l'Olympique de Médéa et du DRB Tadjenant. Avant cette ultime journée, rien n'était encore clair, aussi bien pour le titre que pour les trois infortunés qui allaient rétrograder en Ligue 2. Tout s'est donc joué ce dimanche, avec le sacre de l'USMA, ayant coiffé au poteau la JS Kabylie, et la relégation en Ligue 2 du MO Béjaïa, de l'Olympique Médéa et du DRB Tadjenant. Les Rouge et Noir ont remporté ce titre, le huitième à leur palmarès, en ramenant une précieuse victoire de leur déplacement chez le CS Constantine (1-3), grâce à des réalisations signées Meziane (32'), Ibara (39') et Meftah (85'), alors que Belkacemi avait inscrit l'unique but des Sanafir, à la 34e minute de jeu. L'USMA termine ainsi avec 53 points, devant la JS Kabylie, ayant porté son capital à 52 unités après sa victoire contre le CA Bordj Bou Arréridj (2-0), grâce à des réalisations signées Hamroune, sur penalty (38') et Belgharbi (54'), mais qui n'ont pas suffi à leur bonheur. De leur côté, le MO Béjaïa, l'Olympique de Médéa et le DRB Tadjenant ont tous perdu au cours de cette 30e et dernière journée, ce qui a provoqué leur relégation au palier inférieur. Le MOB a perdu (2-0) chez l'ES Sétif, sur des réalisations d'Aïboud (52') et Draoui (88'), alors que l'OM s'est incliné à domicile face à la JS Saoura, sur un but unique, signé Zaïdi (56'). Pour sa part, le DRBT, qui jouait en déplacement chez le Paradou AC, s'est incliné (3-0) sur des réalisations de Naïdji (20') et Benayad, auteur d'un doublé aux 17' et 65'. Le MC Oran était également menacé par le spectre de la relégation, mais sa victoire contre le NAHD (3-2) lui a finalement permis de sauver sa peau. Les gars d'El Hamri ont fait la différence grâce à Aouedj (3'), Nadji (64') et Mansouri (74'), alors que Boutamène a réussi un doublé du côté du NAHD, aux 50' et 76'. De son côté, et après un début de saison difficile, le CR Belouizdad a terminé sur une bonne note, en battant l'USM Bel Abbès (1-0) grâce au transfuge de l'USM Alger, Amir Sayoud (23'), ce qui lui permet d'occuper une honorable huitième place, avec 38 points. Enfin, dans un match qui comptait pour du beurre, le MC Alger a dominé l'AS Aïn M'lila (4-2) grâce notamment à Amada (18'), Souibah (53'), Frioui (88') et Nekkache (90'), alors que du côté des visiteurs, ce sont Tiaïba et Mahious qui ont marqué, respectivement aux 63' et 75'. Cette saison footballistique 2018- 2019 se clôturera officiellement le 8 juin, avec le déroulement de la finale de la Coupe d'Algérie entre le C R Belouizdad et la JSM Béjaïa, qui a été domiciliée au stade M u s t a p h a - Tchaker de Blida.

LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'USMA L'A ANNONCÉ DIMANCHE

Serrar : "Je démissionne"

Le directeur général de l'USM Alger, Abdelhakim Serrar, a annoncé sa démission dimanche soir, juste après la victoire de son équipe chez le CS Constantine (1-3), grâce à laquelle elle a remporté le huitième titre de champion d'Algérie de son histoire. "La saison a été éprouvante sur tous les plans et j'ai assumé mes responsabilités jusqu'au bout. A présent, il est temps pour moi de me retirer et je l'annonce officiellement : je ne serai pas le DG de l'USMA l'an prochain", a annoncé l'ancien défenseur central de l'ES Sétif et de l'équipe nationale. Les Rouge et Noir s'étaient fixés plusieurs objectifs cette saison, avec en tête de liste la Coupe d'Afrique, le seul titre majeur qui manque au palmarès du club. Mais il a pratiquement tout raté, et ce n'est que difficilement qu'il s'est emparé du titre de champion d'Algérie, aux dépens de la JS Kabylie. "Je reconnais que les échecs ont été nombreux, mais je considère que nous avons plus ou moins limité les dégâts en remportant ce titre, qui l'an prochain nous permettra de disputer la Ligue des champions", a relativisé Serrar. Interrogé sur les raisons qui l'ont poussé à démissionner, le responsable usmiste a cité, outre la pression et l'hostilité de certaines personnes à son égard, "les gros problèmes financiers à venir", et qui, selon lui, "risquent de perturber sérieusement" la bonne marche du club à l'entame de la prochaine saison. "A l'heure où je vous parle, l'USMA est sans le moindre sou, car le fisc vient de retirer les 18 millions de dinars dont nous disposions, et il a également gelé les comptes du club. Je profite d'ailleurs de l'occasion pour lancer un appel aux autorités locales afin qu'elles viennent en aide au club, autrement, il risque vraiment de souffrir", a averti le désormais ex-DG des Rouge et Noir. "Je pars avec un pincement au coeur, mais avec la fierté d'avoir dirigé un aussi grand club de l'USMA", a conclu Serrar.

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