Mercredi 16 Octobre 2019

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Mohamed Chaïb à Derby

«L'Equipe nationale n'est forte que face aux petites équipes»

chaibAyant eu une mauvaise expérience en compagnie de Abdelhak Benchikha dans l'ex-staff technique national, Mohamed Chaïb n'a pas pour autant regretté son passage chez les Verts, d'autant plus qu'il les a toujours servi en tant que joueur, et pendant de longues années.

Seulement, ce qui lui fait mal le plus, c'est cette politique de deux poids, deux mesures adoptée, selon lui, par les responsables de notre football engagés à accorder à l'actuel sélectionneur national tout le temps voulu pour rebâtir une Equipe nationale digne de ce nom, alors que Benchikha et lui ont bénéficié d'un traitement tout à fait différend, tout comme le sont aussi les entraîneurs locaux au niveau des clubs, où l'on a tendance, de plus en plus, à recourir aux services des techniciens étrangers. Le technicien local est responsable de cette situation,  selon Chaïb, qui nous parle sans détour aussi de la situation très difficile que traverse son club de toujours, le RCK, plus que jamais menacé de disparition, expliquant les raisons de la non-implication des anciens joueurs dans les affaires de cette prestigieuse école. Le mondialiste junior en 1979 évoque également la pertinente affaire des enfants handicapés des anciens joueurs internationaux des années 1980, qui le concerne lui aussi.

Que faites-vous depuis votre démission du staff technique de la sélection algérienne de football, il y a de cela une année ?

Je suis toujours dans le domaine du football, sauf que j'ai préféré travailler loin des feux de la rampe. Je suis dans le domaine de la formation en dirigeant l'Académie de football de l'Armée nationale populaire. C'est une première expérience de ce genre en Algérie, et je suis très fier de contribuer au lancement de cette Académie.
 
Pouvez-vous nous en dire plus sur cette expérience ?

On travaille pour le lancement de la première promotion de cette Académie depuis plusieurs mois, durant lesquels on a pu voir à l'œuvre des centaines de joueurs âgés entre 10 et 12 ans. Dans quelques jours, on procèdera à la dernière étape de l'opération de prospection avant de commencer le travail avec un groupe restreint qui constituera la première promotion de cette Académie. Cela dit, je suis très content de contribuer dans un tel projet, d'autant plus que le ministère de la Défense nationale, par le biais de sa direction des sports, a mis tous les moyens à notre disposition au niveau du complexe sportif militaire de Ben Aknoun.

On vous sent très engagé dans cette opération…

Oui, c'est le cas de le dire. J'ai joué dans le haut niveau, que ce soit avec mon ancien club ou l'Equipe nationale. J'ai eu aussi des expériences d'entraîneur, dont la dernière comme membre du staff technique de la sélection des locaux, puis du staff de l'équipe A. Je pense qu'il est temps pour moi de transmettre mon expérience aux jeunes, d'autant plus que tout le monde est unanime à dire que la formation est vraiment délaissée en Algérie, comme le témoigne l'état actuel du football chez nous. C'est vous dire donc que l'initiative des autorités militaires, en lançant cette Académie de football, est vraiment à saluer. D'ailleurs, je suis très honoré de la confiance placée en moi par les initiateurs du projet.

N'avez-vous pas été tenté par un retour sur les terrains après votre dernière déconvenue avec la sélection nationale face au Maroc ?

Croyez- moi, j'ai reçu quelques propositions pour renouer avec les terrains algériens, mais je n'étais nullement chaud pour l'accepter. Vous allez peut-être dire que j'étais toujours sous le choc de la lourde défaite concédée avec les Verts au Maroc, mais la vérité n'est pas là.

C'est quoi alors ?

Je suis tout simplement fatigué du travail dans le championnat national. Tant que l'actuelle mentalité prévaut dans notre football, je préfère m'occuper de jeunes gosses où règne un état d'esprit différent.

Que reprochez-vous aux équipes premières au juste ?

Si on revient seulement à la saison qui vient de se terminer, on remarque que la valse des entraîneurs a battu tous les records. Entre démissions et limogeages, l'on a passé tout le temps de cet exercice à faire le décompte des entraîneurs qui partent et ceux qui viennent ou reviennent. Franchement, on a assisté à un véritable cirque, et, personnellement, je ne suis pas prêt à jouer le moindre rôle dans toute cette comédie.

Et à quoi imputez-vous cela ?

C'est simple. Les présidents et les dirigeants des clubs font tout pour s'accrocher dans leurs postes, et dans pareils cas, le fusible est bien désigné. A chaque fois que les résultats ne suivent pas, c'est l'entraîneur qui paye les frais. Vous allez peut-être dire qu'il s'agit là d'une règle universelle, mais dans notre cas, je pense qu'on a dépassé toutes les limites.

Ne pensez-vous pas que l'entraîneur a, lui aussi, une part de responsabilité dans tout cela ?

Vous avez entièrement raison. Que mes collègues entraîneurs m'excusent, mais je dois dire que certains d'entre eux n'ont malheureusement pas de personnalité, en quittant leurs postes puis en y revenant. Certains d'entre eux aussi acceptent de travailler pour un ou deux mois. Ils font vraiment du n'importe quoi, et à l'arrivée, c'est l'image de marque de l'entraîneur local qui prend un sérieux coup.
 
C'est l'une des raisons qui ont poussé la plupart des présidents de clubs en Algérie à recourir aux services d'entraîneurs étrangers, y compris les deux sélections nationale, la première et celle des U20 ?

Je ne peux pas répondre à votre question. Seuls les concernés sont en mesure de nous expliquer leurs choix. Il est vrai, l'on a tendance à privilégier la piste des entraîneurs étrangers. Au train où vont les choses, ils seront très nombreux la saison prochaine à entraîner en Algérie, car je vois que c'est devenu une mode pour les présidents de nos clubs, que ce soit de Ligue 1 ou de Ligue 2, en préférant les techniciens d'outre-mer à ceux de leur pays.

Mais le parcours réalisé par Alain Geiger, qui a mené l'ESS vers le doublé, ou même Alain Michel, qui a offert à la JSMB une deuxième place, a peut-être fait grimper la cote de l'entraîneur étranger…

A ma connaissance, ils sont nombreux aussi les entraîneurs algériens qui ont réussi de très bons résultats, que ce soit avec les clubs ou les sélections nationales. En parlant de ces dernières, je crois que les meilleurs résultats ont été obtenus sous l'égide de techniciens locaux. Personnellement, j'ai beaucoup appris d'eux, et ce, depuis les jeunes catégories. La seule Coupe du monde des juniors à laquelle on a participé jusque-là, c'était avec Abdelhamid Kermali. J'avais l'insigne honneur d'ailleurs d'y prendre part à Tokyo. C'est avec ce même entraîneur aussi que l'Algérie a remporté sa seule Coupe d'Afrique des nations au jour d'aujourd'hui, alors que les trois fois dans lesquels les Verts ont participé au mondial, c'était aussi sous la coupe de techniciens locaux. Alors, de grâce, qu'on arrête de dénigrer l'entraîneur local. Et puis, permettez-moi d'ajouter une chose.

Oui, allez-y…

Vous venez de me parler de Geiger et de Michel. Loin de remettre en cause leurs compétences, je dirai qu'ils ont travaillé dans un championnat très moyen, pour ne pas dire au-dessous de la moyenne. En Algérie, il suffit pour un club d'avoir un peu de stabilité seulement dans ses différents compartiments pour prétendre à réaliser de bons résultats, et c'est le cas de le dire pour l'ESS et la JSMB, puisque vous m'avez évoqué ces deux exemples.
 
Mais il y a aussi l'USMA qui a connu une certaine stabilité, notamment grâce à sa bonne santé financière, mais qui est sortie bredouille de la saison passée…

On ne peut pas juger une équipe au bout d'une saison. Et puis, pour le cas de l'USMA, je ne pense pas qu'il y avait une stabilité dans son effectif pour espérer réussir une grande saison. Tout le monde sait que ce club a procédé à un grand remue-ménage au sein de son effectif avant le début de l'exercice. Il était tout à fait normal pour lui donc de trouver des difficultés en matière de cohésion.
 
En parlant justement de l'USMA, ne pensez-vous pas que ses dirigeants sont en train de commettre les mêmes erreurs de la saison dernière en procédant une nouvelle fois à un recrutement massif ?

Ecoutez, je pense que les premiers responsables de ce club doivent savoir que la gestion d'une équipe de football est tout à fait différente à celle d'une entreprise. C'est vous dire qu'il est très important pour eux d'être entourés par des gens du métier. En parlant de recrutement, celui-ci doit obéir à des critères bien précis, et quand on recrute juste pour le plaisir de recruter, on n'est pas assuré de réaliser quelque chose. C'est ce que les dirigeants usmistes doivent comprendre s'ils ne veulent pas jeter encore leur argent par la fenêtre.
 
Dans la foulée, le RCK, le club de vos premières amours, est sérieusement menacé de disparition, après sa relégation en troisième division. Un commentaire ?

Pour tout vous dire, j'assiste vraiment impuissant à ce drame qui touche mon ancien club. Le problème, c'est que je n'arrive, ni moi ni mes anciens coéquipiers au club, à faire quelque chose pour éviter au RCK un avenir des plus incertains.
 
Et pourquoi on est-on arrivé à cette situation, selon vous ?

C'est tout simplement parce que l'on a confié les destinées du club à des gens qui n'ont ni l'argent ni les compétences pour diriger une formation de la grandeur du Raed. A l'arrivée, ils l'ont mené vers la catastrophe. C'est vraiment dommage.
 
Mais ils sont nombreux dans les milieux du club ceux qui vous accusent, vous les anciens joueurs, notamment les plus connus, à l'image de Assad, Kaci-Saïd, Safsafi et vous personnellement, d'assister à ces évènements en spectateurs…

Et que voulez-vous qu'on fasse ? Vous savez, Kaci-Saïd l'avait dit sur ses mêmes colonnes, et il avait entièrement raison. A chaque fois que nous, les anciens joueurs, on fait notre apparition sur la scène, une frange de supporters, sans doute manipulée, monte au créneau en distillant de fausses informations sur nous. Pis, il est arrivé parfois où certains de ces pseudo-supporters sont allés jusqu'à nous accuser de venir nous sucrer sur le dos du club, alors que tout le monde sait qu'on n'a pas besoin du RCK pour mener une vie paisible. J'avoue qu'à force de subir des attaques gratuites de la part de ces énergumènes, on a fini par nous retirer complètement de la scène, et c'est la raison pour laquelle je vous ai dis toute à l'heure qu'on assiste impuissants à toute cette mascarade dont est victime le RCK.
 
Est-ce à dire que votre retrait est une décision irrévocable, sachant que les vrais amoureux du RCK placent leurs derniers espoirs en vous pour sauver le club de la disparition ?

Si des gens honnêtes, et ils sont nombreux dans le club, nous tendent la main pour rebâtir le club sur des bases solides, on ne peut que répondre positivement. Pour votre information, on était prêts la saison dernière à nous investir dans le club pour le sauver de la relégation. On savait bien qu'on avait les capacités de lui éviter ce pénible sort, mais personne ne nous a contactés.
 
Passons à un autre sujet. Que pensez-vous du travail qu'a réalisé jusque-là l'entraîneur bosnien, Vahid Halilhodzic, qui, rappelons-le, a pris la relève du staff dirigé par Abdelhak Benchikha, et dont vous étiez membre ?

Je tiens d'abord à marquer mon étonnement de la position de la plupart vis-à-vis de l'entraîneur national. Je m'explique : j'entends souvent dire que sous la coupe d'Halilhodzic, l'Equipe nationale est en phase de construction. Ça fait déjà une année que cet entraîneur est en place, et tout le monde appelle à être patients avec lui. J'ai l'impression que l'on se comporte avec deux poids, deux mesures, car si on se souvient bien, personne n'avait plaidé pour notre cause, nous les membres du staff technique de Benchikha, quand on était en Equipe nationale. On n'a joué que trois matches et on subissait une énorme pression. A l'époque, personne n'avait pris notre défense et dit que nous avions nous aussi besoin de temps pour rebâtir une bonne Equipe nationale, d'autant plus que les circonstances dans lesquelles on l'avait prise en main étaient très difficiles.
 
Vous voulez dire que certains ont un complexe envers l'entraîneur étranger ?

Je ne sais pas, mais leur comportement signifie bel et bien que tout est permis pour l'entraîneur étranger, contrairement à son collègue local, et c'est vraiment triste de le dire.
 
Mais les spécialistes reconnaissent que résultats réalisés par Halilhodzic jusque-là, sont meilleurs par rapport à ceux obtenus ces dernières années…

Ce que j'ai remarqué personnellement, c'est que la sélection algérienne n'a réussi à imposer sa loi que face aux petites équipes. Dans le seul match qui constituait un véritable test pour elle, pour reprendre les propos de Halilhodzic lui-même, soit face au Mali, elle n'a pas réussi à appliquer la méthode de jeu que l'entraîneur prône depuis son arrivée. C'est vous dire qu'il lui reste encore un long chemin à parcourir pour redevenir l'une des meilleures en Afrique. C'est d'ailleurs ce que je lui souhaite personnellement.
 
Il n'y a pas que les résultats techniques des Verts qui sont en nette progression, puisque même l'état d'esprit a changé et l'équipe donne l'impression d'être mieux armée psychologiquement, contrairement à l'époque de votre passage à la barre technique de la sélection en compagnie de Benchikha…

Lorsque l'équipe enchaîne les bons résultats, l'ambiance ne peut qu'être bonne dans le groupe. C'est connu mondialement. Et pour revenir à notre passage à la barre technique des Verts, il faut que tout le monde sache qu'on n'avait aucun problème avec les joueurs, contrairement à ce qu'ont tenté de faire croire certains.
 
Etes-vous toujours en contact avec Benchikha ?

Evidemment. J'avais de très bonnes relations avec lui avant même qu'on travaille ensemble en Equipe nationale. Notre dernière expérience, que ce soit avec les locaux ou avec l'équipe première, n'a fait que consolider ces relations.
 
Depuis qu'il a quitté la sélection nationale, le mauvais sort continue de s'abattre sur lui, comme en témoignent ses échecs lors de ses passages au MCA et Club Africain la saison passée…

C'est ça la vie d'un entraîneur. Elle ne peut être faite de joie et de succès toujours. Cela n'enlève toutefois rien au mérite de Benchikha ni à ses compétences, car tout le monde sait qu'il est un grand bosseur, même si la chance ne lui a pas souri depuis quelque temps. En tout cas, ce que tout le monde doit comprendre, c'est que Benchikha a eu le courage de prendre l'Equipe nationale dans une très mauvaise conjoncture. Il savait pertinemment que sa mission n'allait pas être facile, malgré cela, il n'a pas tourné le dos au pays.
 
En voulez-vous à Abdennour Kaoua, l'ancien membre du staff technique qui était avec vous et qui a continué sa mission avec l'actuel staff dirigé par Halilhodzic ?

Non, je ne lui en veux pas. Il est libre d'agir selon ses convictions. Moi, quand j'ai rendu le tablier, je l'ai fait par solidarité avec Benchikha, et tout en étant convaincu que la responsabilité devait être assumée par tous les membres du staff. On a échoué dans notre mission et on devait ainsi tous partir. C'est tout ce que je peux vous dire dans ce registre.
 
On ne va pas terminer cet entretien sans évoquer l'affaire des enfants handicapés des anciens joueurs de l'Equipe nationale des années 1980, et dont vous faites partie. Où en êtes-vous actuellement ?

Eh bien, ça fait une dizaine de jours environ que nous avons terminé les analyses recommandées par la commission mise en place par les services du ministère de la Jeunesse et des Sports et ceux du ministère de la Santé. On attend à ce que l'affaire poursuive son cours normal afin d'arriver à la vérité qu'on réclame depuis des années.
 
Est-ce la raison pour laquelle on ne vous entend plus parler de cette affaire ?

Nous avons le mérite d'avoir brisé le silence qui entourait cette affaire depuis des années, au point de devenir un véritable tabou. Sans nous, peut-être, on n'aurait jamais parlé des cas relevés dernièrement de deux ou trois joueurs ayant été contrôlés positifs. C'est vous dire que la gestion médicale du footballeur algérien commence à changer depuis que nous avons décidé, nous les anciens joueurs ayant été victimes de produits médicaux qui ont causé des handicaps à certains de nos enfants, de monter au créneau. Cela dit, si l'on persiste encore à mettre ce dossier dans les tiroirs, on reviendra sûrement à la charge.

R. L.



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8e sacre pour l'USMA, le MOB, l'OM ele DRBT rérogradent

La 30e et dernière journée de Ligue 1 Mobilis, disputée dimanche soir, a rendu son verdict final concernant l'issue de la saison 2018-2019, avec le sacre de l'USM Alger, championne d'Algérie pour la huitième fois de son histoire et la relégation en Ligue 2 du MO Béjaïa, de l'Olympique de Médéa et du DRB Tadjenant. Avant cette ultime journée, rien n'était encore clair, aussi bien pour le titre que pour les trois infortunés qui allaient rétrograder en Ligue 2. Tout s'est donc joué ce dimanche, avec le sacre de l'USMA, ayant coiffé au poteau la JS Kabylie, et la relégation en Ligue 2 du MO Béjaïa, de l'Olympique Médéa et du DRB Tadjenant. Les Rouge et Noir ont remporté ce titre, le huitième à leur palmarès, en ramenant une précieuse victoire de leur déplacement chez le CS Constantine (1-3), grâce à des réalisations signées Meziane (32'), Ibara (39') et Meftah (85'), alors que Belkacemi avait inscrit l'unique but des Sanafir, à la 34e minute de jeu. L'USMA termine ainsi avec 53 points, devant la JS Kabylie, ayant porté son capital à 52 unités après sa victoire contre le CA Bordj Bou Arréridj (2-0), grâce à des réalisations signées Hamroune, sur penalty (38') et Belgharbi (54'), mais qui n'ont pas suffi à leur bonheur. De leur côté, le MO Béjaïa, l'Olympique de Médéa et le DRB Tadjenant ont tous perdu au cours de cette 30e et dernière journée, ce qui a provoqué leur relégation au palier inférieur. Le MOB a perdu (2-0) chez l'ES Sétif, sur des réalisations d'Aïboud (52') et Draoui (88'), alors que l'OM s'est incliné à domicile face à la JS Saoura, sur un but unique, signé Zaïdi (56'). Pour sa part, le DRBT, qui jouait en déplacement chez le Paradou AC, s'est incliné (3-0) sur des réalisations de Naïdji (20') et Benayad, auteur d'un doublé aux 17' et 65'. Le MC Oran était également menacé par le spectre de la relégation, mais sa victoire contre le NAHD (3-2) lui a finalement permis de sauver sa peau. Les gars d'El Hamri ont fait la différence grâce à Aouedj (3'), Nadji (64') et Mansouri (74'), alors que Boutamène a réussi un doublé du côté du NAHD, aux 50' et 76'. De son côté, et après un début de saison difficile, le CR Belouizdad a terminé sur une bonne note, en battant l'USM Bel Abbès (1-0) grâce au transfuge de l'USM Alger, Amir Sayoud (23'), ce qui lui permet d'occuper une honorable huitième place, avec 38 points. Enfin, dans un match qui comptait pour du beurre, le MC Alger a dominé l'AS Aïn M'lila (4-2) grâce notamment à Amada (18'), Souibah (53'), Frioui (88') et Nekkache (90'), alors que du côté des visiteurs, ce sont Tiaïba et Mahious qui ont marqué, respectivement aux 63' et 75'. Cette saison footballistique 2018- 2019 se clôturera officiellement le 8 juin, avec le déroulement de la finale de la Coupe d'Algérie entre le C R Belouizdad et la JSM Béjaïa, qui a été domiciliée au stade M u s t a p h a - Tchaker de Blida.

LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'USMA L'A ANNONCÉ DIMANCHE

Serrar : "Je démissionne"

Le directeur général de l'USM Alger, Abdelhakim Serrar, a annoncé sa démission dimanche soir, juste après la victoire de son équipe chez le CS Constantine (1-3), grâce à laquelle elle a remporté le huitième titre de champion d'Algérie de son histoire. "La saison a été éprouvante sur tous les plans et j'ai assumé mes responsabilités jusqu'au bout. A présent, il est temps pour moi de me retirer et je l'annonce officiellement : je ne serai pas le DG de l'USMA l'an prochain", a annoncé l'ancien défenseur central de l'ES Sétif et de l'équipe nationale. Les Rouge et Noir s'étaient fixés plusieurs objectifs cette saison, avec en tête de liste la Coupe d'Afrique, le seul titre majeur qui manque au palmarès du club. Mais il a pratiquement tout raté, et ce n'est que difficilement qu'il s'est emparé du titre de champion d'Algérie, aux dépens de la JS Kabylie. "Je reconnais que les échecs ont été nombreux, mais je considère que nous avons plus ou moins limité les dégâts en remportant ce titre, qui l'an prochain nous permettra de disputer la Ligue des champions", a relativisé Serrar. Interrogé sur les raisons qui l'ont poussé à démissionner, le responsable usmiste a cité, outre la pression et l'hostilité de certaines personnes à son égard, "les gros problèmes financiers à venir", et qui, selon lui, "risquent de perturber sérieusement" la bonne marche du club à l'entame de la prochaine saison. "A l'heure où je vous parle, l'USMA est sans le moindre sou, car le fisc vient de retirer les 18 millions de dinars dont nous disposions, et il a également gelé les comptes du club. Je profite d'ailleurs de l'occasion pour lancer un appel aux autorités locales afin qu'elles viennent en aide au club, autrement, il risque vraiment de souffrir", a averti le désormais ex-DG des Rouge et Noir. "Je pars avec un pincement au coeur, mais avec la fierté d'avoir dirigé un aussi grand club de l'USMA", a conclu Serrar.

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