Mardi, 06 Janvier 2026 13:45
CAN 2025 - Algérie - RD Congo
Les Verts pour une place dans le top 8
L’Algérie et la RD Congo se donnent rendez-vous, cette fin d’après-midi, pour un match décisif en 1/8 de finale de la Coupe d’Afrique des nations, un duel qui dépasse largement le simple cadre d’un match à élimination directe. Depuis leur première rencontre en 1965, les deux sélections se sont affrontées à six reprises, sans jamais voir la RD Congo s’imposer.
L’Algérie compte deux succès, pour quatre matches nuls, un bilan qui reflète davantage une constance algérienne qu’une domination nette. Plusieurs cadres actuels de la sélection nationale étaient déjà présents ce jour-là, à l’image de Riyad Mahrez, Ismaël Bennacer, Aïssa Mandi, Ramy Bensebaïni ou Youcef Atal, conférant à ce rendez-vous un parfum de continuité. Le premier acte de cette rivalité remonte aux Jeux africains de Brazzaville en juillet 1965, où l’Algérie avait frappé fort avec une victoire éclatante (4-1), portée par un triplé de Hachouf et une réalisation de Zefzaf. Plus de vingt ans plus tard, les deux équipes se retrouvaient en Coupe d’Afrique des nations, le 19 mars 1988, pour un succès algérien plus étriqué (1-0), signé Abdelkader Ferhaoui. La dernière opposition, également amicale, disputée en octobre 2019 au stade Mustapha-Tchaker, s’est conclue sur le même résultat, Slimani se montrant une nouvelle fois décisif. Mais au-delà des chiffres et des archives, ce choc s’annonce avant tout comme un affrontement de styles et de dynamiques. L’Algérie aborde ce rendez-vous avec une confiance grandissante, nourrie par une progression visible depuis le début du tournoi et par un climat interne jugé positif. En face, la RD Congo avance avec l’expérience et la rigueur insufflées par Sébastien Desabre, entraîneur respecté et fin connaisseur du football algérien, pour avoir travaillé en championnat local et suivi de près son évolution. Autant d’éléments qui imposent aux partenaires de Riyad Mahrez une approche mesurée, faite de concentration, de discipline et de respect de l’adversaire. Si l’historique favorable peut servir de repère mental, c’est bien sur le terrain, et uniquement sur le terrain, que se décidera l’issue de ce choc continental à fort enjeu.
Bennacer : «Tout donner pour n’avoir aucun regret»
«C’est un match très important face à une très bonne équipe du Congo. Il faudra montrer de quoi nous sommes capables, rester sur la bonne dynamique et tout donner sur le terrain. Il faut garder la bonne mentalité, être concentrés et montrer notre vrai visage. On doit rester dans la continuité et se battre jusqu’au bout. Evoquant Ibrahim Maza, il dira : «On essaie de l’accompagner pour qu’il exprime toutes ses qualités. Il est en train de le faire et il le fait très bien. J’espère qu’il nous fera gagner des matches.» Bennacer a rappelé l’importance de l’objectif collectif : «Nous avons gagné la CAN, mais il faut redorer notre blason et passer à autre chose. L’objectif est de tout faire pour gagner le match de demain.» Sur Riyad Mahrez, il a insisté sur son leadership : «Riyad est notre capitaine, il le montre sur et en dehors du terrain. Il est très impliqué et c’est un plaisir de le côtoyer. Je fais partie des plus anciens. Je dois montrer l’exemple et transmettre ce que signifie jouer pour l’Algérie. Les jeunes sont respectueux, travailleurs, et avec tout le monde, on peut faire de grandes choses. Pour la RDC, cest une équipe complète, ce sera une très belle affiche. On la respecte beaucoup, mais on va tout faire pour gagner. Peu importe ce qui se passe ailleurs, on se concentre sur nous, pour tout donner et n’avoir aucun regret.»
L’attaquant congolais se montre optimiste
Bakambu : «Nous voulons offrir la qualification à notre pays»
«On se sent bien. L’équipe prépare le match depuis plusieurs jours et nous voulons réaliser une belle prestation face à l’Algérie. C’est une bonne vitrine pour la RDC. Nous avons joué pas mal de matches et nous continuons à progresser. L’Algérie est l’adversaire parfait pour montrer que nous sommes en pleine évolution. Nous sommes dans notre bulle, focus sur notre travail, avec plus d’expérience que lors de la dernière édition, et l’ambition de refaire l’exploit. Nous remercions les supporters, nous avons senti leur ferveur et leur présence. L’ambiance autour de la compétition est très belle.» Concernant Luca Zidane, il dira : «On ne fait pas une fixette sur l’équipe adverse. L’important, c’est notre réponse sur le terrain. Il faut savoir que son frère joue avec nous au Betis Séville, je connais la famille Zidane et je lui souhaite le meilleur. Nous voulons offrir la qualification au pays. Nous avons créé une bulle autour du groupe, et nous savons que le peuple congolais forme une grande communauté. C’est une belle affiche et j’espère que le Congo l’emportera.»
Absent à la séance d'hier
Aït Nouri, participation incertaine
A quelques heures du 1/8 de finale de la Coupe d’Afrique des nations contre la RD Congo, l’incertitude demeure autour de Rayan Aït Nouri. Le latéral gauche de la sélection nationale n’a pas participé, une nouvelle fois, à la séance d’entraînement effectuée hier, confirmant qu’il n’a pas encore repris le travail avec le groupe. Ces absences répétées alimentent les interrogations quant à sa disponibilité pour ce rendez-vous crucial. Le staff médical, en étroite collaboration avec l’encadrement technique, continue de surveiller l’évolution de l’état de santé d’Aït Nouri sans précipiter les choses. Aucune décision finale n’a, à ce stade, été arrêtée. Le sélectionneur Vladimir Petkovic privilégie la prudence, conscient des exigences physiques élevées que représentera cette confrontation. L’objectif est d’écarter tout risque inutile pouvant compromettre la suite du parcours. La participation d’Aït Nouri face à la RD Congo demeure ainsi suspendue aux dernières évolutions médicales, attendues dans les heures précédant le coup d’envoi.
Hadjam, la CAN c’est fini
Le sélectionneur national Vladimir Petkovic a annoncé, lors de la conférence de presse tenue hier, à la veille du match face à la RD Congo, la libération du joueur Jaouen Hadjam en raison d’une blessure à la cheville. Le défenseur algérien avait été victime d’un tacle appuyé dès les premières minutes de la rencontre face au Burkina Faso, lors de la deuxième journée de la phase de groupes, contraignant le staff technique à procéder à son remplacement. Petkovic a précisé que toutes les tentatives avaient été entreprises pour permettre au joueur de récupérer. «Nous avons fait tout notre possible pour remettre le joueur sur pied, mais cela n’a pas été possible. Nous avons donc décidé de le libérer afin qu’il puisse poursuivre son traitement au sein de son club», a-t-il expliqué.
N. B.







